Glaireux à souhait avec des fils dans l'amidonSe demandant s'il tombera du mur ou nonLe crachat au soleil s'étireSon œil vitreux de borgne où la haine croupitBrillant d'un jaune vert pâlot et mal nourriSous la canicule chavireD'où viens-tu pèlerin gélatineux et froidDe quelle gorge obscure as-tu quitté l'emploiPour te marier à cette pierreD'un gosier mal vissé ou d'un nez pituiteuxD'un palais distingué d'un poumon besogneuxOu d'une langue de vipèreAvant que de finir au plat sur ce granitEtais-tu préposé au catarrhe au pruritOu bien à résoudre une quinteEs-tu le doute du rêveur l'orgueil du fatLa solution d'un douloureux échec et matOu l'exutoire du farnienteAgacé par l'insecte au ventre crevant d'œufsDécoloré, suintant, le crachat comateuxSur le trottoir enfin débondeTandis qu'agonisant sous des pieds indistinctsA l'aise enfin chez lui il me dit l'air hautain" Je suis la conscience du monde "
Le crachat - Live Olympia, Novembre 1972
de Léo Ferré
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